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Bienvenue à Seugy

Un village du Pays de France

« Seugy » est dénommé dans les documents anciens « Choisy » ou « Cheusy », de l’anthroponyme gallo-romain « silvius », l’homme des bois venant lui-même du mot latin « silva », la forêt. 1012 habitants font aujourd’hui vivre ce village du Val d’Oise.

Notre commune

L’histoire de Seugy

« Seugy » est dénommé dans les documents anciens « Choisy » ou « Cheusy », de l’anthroponyme gallo-romain « silvius », l’homme des bois venant lui-même du mot latin « silva », la forêt.

Le Château Vert — le siège de la seigneurie de Seugy

Siège de la seigneurie de Seugy, le Château Vert fut ainsi nommé en raison des plantureuses et verdoyantes prairies dont il était entouré. Les sources émergeantes du coteau contribuaient largement à arroser les prairies et les étangs avoisinants.

On ignore ce qu’il était au Moyen-âge, au temps de la féodalité. D’après la tradition orale, il y avait des souterrains dont l’entrée était du côté de Viarmes.

Au 17e siècle, il devint une simple ferme exploitée par un receveur.

En 1697, à l’état civil de Seugy, il est déclaré que le berger de la ferme de la seigneurie se nommait Jean Marchand.

Au 18e siècle, il est signalé par les érudits locaux au plan d’intendance de 1784 au lieu-dit « la Prairie » et au 19e au cadastre napoléonien de 1823 au lieu-dit « le Clos de la ferme ».

Dans sa cave, une voûte au plafond en ogive rappelle seule son origine. Il est inhabité et à l’apparence d’une modeste ferme.

Au 20e siècle, sa mémoire se perd. Vers 1980, une cave voûtée en ogive disparaît au cours de travaux, mais il est impossible d’affirmer qu’il s’agit bien des vestiges du Château Vert, les repères indiqués ci-dessus étant insuffisants pour le situer avec certitude.

Les seigneurs de Seugy, du 13e siècle à la Révolution

Le premier seigneur de Seugy dont nous ayons connaissance est Thibault, chevalier de Seugy, nommé en 1221 par Jean, dernier comte de Beaumont, comme son exécuteur testamentaire.

Sont mentionnés ensuite, dans les écrits de l’Abbé Loisel, des seigneurs qui sont parfois des descendants mais aussi et souvent, des exécuteurs testamentaires :

Thomas avec son fils Jean peu avant 1224 ; le premier est cité comme étant au nombre de ceux qui tenaient des fiefs du roi dans le comté de Beaumont,
en 1249, un chevalier Thibault de Seugy, marié avec la veuve d’Eudes de Champagne,
Pierre de Seugy qui donne à l’église de Senlis 5 deniers de cens sur sa maison de Viarmes pour le repos de l’âme de Berthe sa belle-mère.

Au 14e siècle, on trouve trace de Guy de Seugy chevalier, ayant des cens à Gonesse (vers 1340) et de Marie la Bouteillère de Senlis, qui s’intitule dame de Seugy et de Baillon (1376).

Ces premiers seigneurs sont alliés à la noblesse du voisinage (Champagne, Luzarches, Roquemont etc.). La succession des nobles chevaliers s’arrête là.

À partir du 16e siècle, le village est aux mains de la noblesse de robe et y resta jusqu’à la Révolution. Les maîtres des lieux (qui n’occupent pas forcément leur domaine, ayant des charges à Paris) sont alors de grands fonctionnaires royaux (membres, voire Président du Parlement de Paris, Président de la Cour des Aides, 1er Président de Bordeaux, Maîtres des Requêtes, Président au Grand Conseil du Roi, Prévôt des Marchands).

Ils sont principalement membres de la famille Cotton : Nicole Cotton, Catherine de « Cheusi », Girard Cotton etc.
Citons notamment Messire Pierre Cotton, écuyer qui devint capitaine des gardes de la reine Marguerite de Valois en 1610. À la mort de cette dernière, cinq ans plus tard, il se retira à Seugy, au Château Vert où il décéda en 1637.

Au 17e siècle, la Seigneurie de Seugy appartient à Henry de Fourcy (1626 – 1708) qui fut conseiller du roi, puis président du Parlement et enfin prévôt des Marchands de Paris en 1687. La seigneurie devient alors une simple ferme exploitée par un receveur.

Au début du 18e siècle, le président Auguste Macé le Boulanger, baron de Maffliers et seigneur de Viarmes, devint seigneur de Seugy. Il eut une fille unique : Marie Anne Claude Auguste, mariée en 1695 à Nicolas Pierre Camus de Pontcarré (1667-1734).

De cette union naquit Jean-Baptiste Elie, (1702-1775) intendant de Bretagne, prévôt des marchands de Paris qui succéda dans la seigneurie de Viarmes et de Seugy à son grand-père en 1713.

Lui succédèrent alors son fils, Nicolas Elie Pierre (qui épousa sa cousine) et son petit-fils qui vendit la seigneurie de Seugy à Dubourguet de Guilhem, marquis de Travanet, seigneur de Viarmes.

À la Révolution, ce dernier devient le citoyen Joseph Dubourguet Travanet.

« La seigneurie fut vendue pendant la Révolution à l’ancien receveur. » (abbé Loisel).

logomaire

Les maires de Seugy

Depuis 1792

1792 – 1797Louis Carbonnier, agent municipal
1797 – 1808Barnabé Martin, agent municipal
1808 – 1816Martin Soullard
1816 – 1840Pierre Nicolas Berranger Lecomte, instituteur
1840 – 1865Pierre Martin Bimont
1865 – 1877Joseph Allais
1877Jean Baptiste François Papelard
Jean Baptiste Nestor Souillard
Célestin Papelard
Léon Lecomte
1914 – 1929Clotaire Lecomte
1929 – 1935Narcisse Leclere
1935 – 1945Louis Bimont
1945 – 1947André Pialot, plus jeune maire de France
1947 – 1968Clotaire Lecomte, conseiller général de Seine & Oise, fils du précédent Clotaire Lecomte
1968 – 1977Gilbert Lecomte
1977 – 1985Josette Capitaine
1985 – 1990Patrick Antilio
1990 – 2001Guy Chartier
2001 – 2018Geneviève Euller
2018 – 2025Jacques Alati
Depuis mars 2025Véronique Magnier

Chiffres clés

Démographie

Au dernier recensement de 2018, la commune de Seugy comptait 1012 habitants. En 1968, Seugy comptait 321 habitants, le village s’étant peu développé jusqu’à cette époque.

C’est à partir de 1970, qu’un important développement pavillonnaire intéressant tous les secteurs, comprenant entre autres les constructions dépendant du golf du Mont Griffon, a fait tripler la population de Seugy.

Cet accroissement de la population a complètement transformé la vie du village, nécessitant l’installation de nouveaux réseaux et équipements correspondants.

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d'habitants de Seugy ont moins de 20 ans

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des habitants ont entre 20 et 65 ans

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des habitants ont plus de 65 ans

Situation économique

Le village possède un commerce dit de proximité, débit de boissons et dépôt de journaux-tabac, pain. C’est le seul commerce sur place, du fait de l’implantation des zones de grande distribution à Luzarches (2 km) et à Viarmes (3 km). Une imprimerie et un atelier de mécanique de précision sont installés sur le territoire.

Il reste encore une ferme dont l’activité principale est l’élevage de la vache charolaise.

La majorité de la population active se rend à Cergy-Pontoise, Roissy et dans l’agglomération parisienne.

Identité

Blason ou logo ?

Le blason est l’ensemble des pièces qui constitue les armoiries d’un seigneur.
La terre de Seugy ayant appartenu à plusieurs seigneurs, il aurait été difficile, même après de nombreuses recherches, de trouver le blason auquel aurait pu s’attacher notre commune.

Aussi, les écoliers de l’année 1994, qui eurent la lourde tâche d’imaginer l’élément graphique devant servir d’emblème à Seugy, commencèrent par faire des recherches dans les archives communales. Ils trouvèrent plusieurs documents sur lesquels était apposé un sceau portant au centre une fleur de lys entourée d’un soleil, surmonté d’une couronne. Sur le pourtour on lisait « Généralité de Paris ».

Le dessin leur plut : un soleil, quel beau symbole, source de vie et de chaleur. A la place du lys, c’est tout naturellement que vint s’installer la châtaigne, fruit des châtaigneraies séculaires qui firent la richesse du pays au 19e siècle.

Les documents concernés datent de l’époque de Louis XIV. La châtaigne au centre d’un soleil devint le logo de Seugy.

À voir à Seugy

Un joli patrimoine

Bien que Seugy soit peu étendu en superficie, nous avons la chance de posséder quelques beaux endroits.

Le puits communal

Le puits communal

Vers 1800, comme l'horloge du village, le four et la fontaine communale, le puits fait l'objet des services d'entretien assurés par la municipalité.

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Vers 1800, comme l'horloge du village, le four et la fontaine communale, le puits situé à l'angle de la rue de la Chapelle et de la ruelle Eluy, fait l'objet des services d'entretien assurés par la municipalité.

Cette décision a été prise lors de la séance du conseil municipal du 24 pluviôse de l'an X de la république (13 février 1802).

Le châtaigner

Le châtaignier

Depuis l'Antiquité, l'homme cultive le châtaignier pour son bois et ses fruits, en bonne place parmi les pommiers et poiriers des fermes royales.

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Depuis l'Antiquité, l'homme cultive le châtaignier pour son bois et ses fruits. Dans le capitulaire De villis regii, édicté par Charlemagne pour la tenue des fermes royales, il est en bonne place parmi les pommiers, poiriers et autres arbres fruitiers.

Au 17e siècle encore, Richelieu encourage le développement des châtaigneraies pour lutter contre la famine, car la farine de châtaigne est trois fois plus calorique que celle du blé.

Imposant par sa taille et ses boursouflures, le vieux châtaignier greffé de Seugy témoigne de la culture traditionnelle de cet arbre dans la commune.

Au temps jadis, on l'appelait l'Arbre à pain. Les paysans mangeaient ses châtaignes bouillies ou les réduisaient en farine. Les nobles et les bourgeois dégustaient ses marrons avec volailles et gibiers.

La maison des pompiers

La maison des pompiers

Suite à la création d'un corps de sapeurs-pompiers bénévoles le 26 mars 1888, un bâtiment en briques a été édifié place de l'église.

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Suite à la création d'un corps de sapeurs-pompiers bénévoles le 26 mars 1888, un bâtiment en briques a été édifié place de l'église, afin d'entreposer la pompe à incendie. L'effectif en 1900 était de 13 hommes.

Lors du concours national de manœuvre de pompes à incendie en date du 10 mai 1891, la Compagnie de Seugy commandée par Monsieur Boury Sous-lieutenant, a obtenu pour sa tenue et son défilé une médaille de Vermeil (prix unique).

À partir de 1964 le bâtiment a été désaffecté, le service d'incendie et de secours étant assuré par la caserne de Beaumont sur Oise.

Entre 1964 et 1970, il fut reconverti en maison des jeunes, la population de Seugy s'élevant à cette époque à 350 habitants.

Puis de 1970 à 1994, il devint la cabane des cantonniers et tomba dans l'oubli.

Mais en 2003, le bâtiment menaçant ruine, le Conseil Municipal vota le 23 mai sa restauration. Il faut savoir que dans la région, ne reste qu'une seule autre « maison des pompiers » ; elle est située à Orry-la-Ville et abrite désormais les randonneurs.

L'église Saint Martin

L'église Saint-Martin

De l'église des 12e-13e siècles, il ne reste rien, sinon une statue de la Sainte Vierge assise, portant l'enfant Jésus, en chêne, de décoration primitive.

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De l'église des 12e-13e siècles, il ne reste rien, sinon (à l'époque de l'abbé Loisel) « une statue, fort belle de la Sainte Vierge assise, portant l'enfant Jésus. Elle est en chêne, de décoration primitive… ».

L'abbé en donne une description minutieuse. Il mentionne également une statue de Vierge datant de la Renaissance, « d'une bonne exécution, mutilée ».

Il parle encore de fragments de vitraux représentant Saint-Nicolas, d'un carillon détruit à la Révolution, de quatre cloches dont la seule conservée sera vendue. Elle sera remplacée en 1744 par une autre, toujours en place à ce jour.

Sur la circonférence on peut lire sur trois lignes l'inscription suivante :

« Thomas Duval Marguillier * Pierre Giron révérend **de Seugy
Messire François Frémont vicaire en chef de la paroisse de l'an 1744 y a été bénite St Martin de Seugy et nommée Marie Anne Margueritte par Messire Jean Gérard Le Franc de Brunpré, seigneur de Baillon et par dame Margueritte de Texier son épouse. »

Il y avait aussi plusieurs ornements, donnés par une dame de Luzarches.

Après « les désastres causés par les Huguenots, à Beaumont et lieux circonvoisins (état civil de Beaumont-sur-Oise, 1567), l'église fut entièrement rebâtie au 17ème siècle, à l'exception du clocher, qui était situé, à l'origine, entre le chœur et la nef ». Puis, après 1788, on construisit un nouveau clocher, celui que nous connaissons.

Citons l'abbé : Le clocher « fut élevé au bas de l'église, sur le porche. Comme les constructions religieuses du temps, il est fort lourd et n'a aucun caractère. Il est vrai que le chœur fut dégagé ».

Enfin, l'auteur parle d'un banc-d'œuvre construit fin XVIIIè siècle, « de boiserie assez bonne. Le retable est une peinture sur bois, représentant Saint Martin... Il reçut à la Révolution des coups de sabre dont il garde la trace ».

On peut supposer que le panneau de bois peint que nous voyons à l'église, restauré en 1982, en faisait partie. Mais nous n'avons aucun renseignement sur ce sujet.

La chapelle Notre Dame de Bon Secours

La chapelle Notre-Dame de Bon Secours

Il semblerait que cette chapelle ait fixé, bien avant toute pratique chrétienne, la religiosité des habitants par des rites païens glissés vers le culte marial.

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Il semblerait que cette chapelle, malgré sa modestie, ait fixé, bien avant toute pratique chrétienne, la religiosité des habitants par des rites païens qui ont glissé ensuite vers le culte marial.

L'abbé Loisel y voit « le point le plus intéressant du passé de Seugy ». Tout laisse à penser, selon lui, qu'avant d'être une chapelle elle a d'abord été un lieu de culte païen rudimentaire.

D'après l'abbé Loisel, « l'oracle, la tradition vivante du pays, le vieillard dont la foi aux fées était complète, ne se rappelait pas avoir vu l'antique sanctuaire qui avait dû abriter Notre-Dame de Bon secours. Il avait vu une niche seulement, rien de plus » ; il s'agit d'une "cavula", une niche comme celles qui étaient en usage à l'époque gauloise (Maury, Les Forêts de la Gaule, page 35).

Il n'est donc pas surprenant que des habitants aient ensuite perpétué un culte à cet emplacement chargé de sens : près d'un orme consacré ; au carrefour de trois voies regardant le soleil levant ; culte célébré au solstice d'été (et non en mai comme le voudrait la liturgie catholique).

En 1694, pendant une épidémie de peste, il y eut pour cette Vierge un regain de dévotion : « procession magnifique », offrandes, vœux, pèlerinages (de nombreux ex-voto furent retrouvés).

Pendant la Révolution, la Vierge fut renversée avec sa niche et son abri. La population regarda cet attentat comme un sacrilège. On se cachait pour y venir la nuit.
Une croix expiatoire y fut érigée. La vierge qui gisait fut remise sur son socle. Des enfants venaient y porter des gerbes de fleurs.

L'abbé étaye son hypothèse de l'existence d'un lieu sacré très ancien, souvent démoli, mais toujours reconstruit, à cause de l'attachement des habitants à ce sanctuaire, en donnant la référence d'un « document officiel » : procès verbal relatif à la démolition de la chapelle, adjugée en l'an IX (1801) pour 225 livres.

En 1806, la chapelle fut reconstruite, mais la statue antique, descendue de son socle, fut mise dans les fondations et remplacée par un moulage en plâtre.

« Un pèlerinage fort suivi a lieu à la chapelle le 2 juillet », dit l'Abbé Loisel. Ce pèlerinage perdura jusqu'en 1956. De nos jours encore, il n'est pas rare d'y voir un petit bouquet, une poignée de fleurs des champs accrochée à la porte.

Le lavoir

Le lavoir

Ce lavoir situé au pied du bois de Paroy canalise une partie des sources émergeantes du coteau, au lieu-dit « la fontaine ».

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Ce lavoir situé au pied du bois de Paroy, canalise une partie des sources émergeantes du coteau, au lieu-dit « la fontaine ».

Les plans furent dessinés par l'architecte Léonard Blochet et approuvés le 19 avril 1842 par le maire de l'époque, Monsieur Bimont.

Un arrêté municipal réglementait très strictement l'utilisation du lavoir, le linge des petits enfants devaient être lavés dans la partie amont. Le nettoyage des paniers était interdit afin de ne pas souiller la pureté de l'eau.

La municipalité loua le dessous du toit aux particuliers afin qu'ils puissent y ranger leurs échelles. Le droit perçu était de 25 centimes.

Vie locale

La maison du Village

Elle se situe chemin de Bertinval.

Elle accueille tout au long de l’année les activités sportives et artistiques des associations, ainsi que la cérémonie des voeux du maire.

Elle est proposée à la location le week-end.

S’orienter

Plan du village

Parc Naturel Régional Oise-Pays de France

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