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Le puits communal

Le puits communal

Vers 1800, comme l’horloge du village, le four et la fontaine communale, le puits situé à l’angle de la rue de la Chapelle et de la ruelle Eluy, fait l’objet des services d’entretien assurés par la municipalité.

Cette décision a été prise lors de la séance du conseil municipal du 24 pluviôse de l’an X de la république (13 février 1802).

Le châtaigner

Le châtaigner

Depuis l’Antiquité, l’homme cultive le châtaignier pour son bois et ses fruits. Dans le capitulaire De villis regii, édicté par Charlemagne pour la tenue des fermes royales, il est en bonne place parmi les pommiers, poiriers et autres arbres fruitiers.

Au 17e siècle encore, Richelieu encourage le développement des châtaigneraies pour lutter contre la famine, car la farine de châtaigne est trois fois plus calorique que celle du blé.

Imposant par sa taille et ses boursouflures, le vieux châtaignier greffé de Seugy témoigne de la culture traditionnelle de cet arbre dans la commune.

Au temps jadis, on l’appelait l’Arbre à pain. Les paysans mangeaient ses châtaignes bouillies ou les réduisaient en farine. Les nobles et les bourgeois dégustaient ses marrons avec volailles et gibiers.

La maison des pompiers

La maison des pompiers

Suite à la création d’un corps de sapeurs-pompiers bénévoles le 26 mars 1888, un bâtiment en briques a été édifié place de l’église, afin d’entreposer la pompe à incendie. L’effectif en 1900 était de 13 hommes.

Lors du concours national de manœuvre de pompes à incendie en date du 10 mai 1891, la Compagnie de Seugy commandée par Monsieur Boury Sous-lieutenant, a obtenu pour sa tenue et son défilé une médaille de Vermeil (prix unique).

À partir de 1964 le bâtiment a été désaffecté, le service d’incendie et de secours étant assuré par la caserne de Beaumont sur Oise.

Entre 1964 et 1970, il fut reconverti en maison des jeunes, la population de Seugy s’élevant à cette époque à 350 habitants.

Puis de 1970 à 1994, il devint la cabane des cantonniers et tomba dans l’oubli.

Mais en 2003, le bâtiment menaçant ruine, le Conseil Municipal vota le 23 mai sa restauration. Il faut savoir que dans la région, ne reste qu’une seule autre « maison des pompiers » ; elle est située à Orry-la-Ville et abrite désormais les randonneurs.

L’église Saint Martin

L’église Saint Martin

De l’église des 12e-13e siècles, il ne reste rien, sinon (à l’époque de l’abbé Loisel) « une statue, fort belle de la Sainte Vierge assise, portant l’enfant Jésus. Elle est en chêne, de décoration primitive… ».

L’abbé en donne une description minutieuse. Il mentionne également une statue de Vierge datant de la Renaissance, « d’une bonne exécution, mutilée ».

Il parle encore de fragments de vitraux représentant Saint-Nicolas, d’un carillon détruit à la Révolution, de quatre cloches dont la seule conservée sera vendue. Elle sera remplacée en 1744 par une autre, toujours en place à ce jour.

Sur la circonférence on peut lire sur trois lignes l’inscription suivante :

« Thomas Duval Marguillier * Pierre Giron révérend **de Seugy
Messire François Frémont vicaire en chef de la paroisse de l’an 1744 y a été bénite St Martin de Seugy et nommée Marie Anne Margueritte par Messire Jean Gérard Le Franc de Brunpré, seigneur de Baillon et par dame Margueritte de Texier son épouse. »

Il y avait aussi plusieurs ornements, donnés par une dame de Luzarches.

Après « les désastres causés par les Huguenots, à Beaumont et lieux circonvoisins (état civil de Beaumont-sur-Oise, 1567), l’église fut entièrement rebâtie au 17ème siècle, à l’exception du clocher, qui était situé, à l’origine, entre le chœur et la nef ». Puis, après 1788, on construisit un nouveau clocher, celui que nous connaissons.

Citons l’abbé : Le clocher « fut élevé au bas de l’église, sur le porche. Comme les constructions religieuses du temps, il est fort lourd et n’a aucun caractère. Il est vrai que le chœur fut dégagé ».

Enfin, l’auteur parle d’un banc-d’œuvre construit fin XVIIIè siècle, « de boiserie assez bonne. Le retable est une peinture sur bois, représentant Saint Martin… Il reçut à la Révolution des coups de sabre dont il garde la trace ».

On peut supposer que le panneau de bois peint que nous voyons à l’église, restauré en 1982, en faisait partie. Mais nous n’avons aucun renseignement sur ce sujet.

La chapelle Notre Dame de Bon Secours

La chapelle Notre Dame de Bon Secours

Il semblerait que cette chapelle, malgré sa modestie, ait fixé, bien avant toute pratique chrétienne, la religiosité des habitants par des rites païens qui ont glissé ensuite vers le culte marial.

L’abbé Loisel y voit « le point le plus intéressant du passé de Seugy ». Tout laisse à penser, selon lui, qu’avant d’être une chapelle elle a d’abord été un lieu de culte païen rudimentaire.

D’après l’abbé Loisel, « l’oracle, la tradition vivante du pays, le vieillard dont la foi aux fées était complète, ne se rappelait pas avoir vu l’antique sanctuaire qui avait dû abriter Notre-Dame de Bon secours. Il avait vu une niche seulement, rien de plus » ; il s’agit d’une « cavula », une niche comme celles qui étaient en usage à l’époque gauloise (Maury, Les Forêts de la Gaule, page 35).

Il n’est donc pas surprenant que des habitants aient ensuite perpétué un culte à cet emplacement chargé de sens : près d’un orme consacré ; au carrefour de trois voies regardant le soleil levant ; culte célébré au solstice d’été (et non en mai comme le voudrait la liturgie catholique).

En 1694, pendant une épidémie de peste, il y eut pour cette Vierge un regain de dévotion : « procession magnifique », offrandes, vœux, pèlerinages (de nombreux ex-voto furent retrouvés).

Pendant la Révolution, la Vierge fut renversée avec sa niche et son abri. La population regarda cet attentat comme un sacrilège. On se cachait pour y venir la nuit.
Une croix expiatoire y fut érigée. La vierge qui gisait fut remise sur son socle. Des enfants venaient y porter des gerbes de fleurs.

L’abbé étaye son hypothèse de l’existence d’un lieu sacré très ancien, souvent démoli, mais toujours reconstruit, à cause de l’attachement des habitants à ce sanctuaire, en donnant la référence d’un « document officiel » : procès verbal relatif à la démolition de la chapelle, adjugée en l’an IX (1801) pour 225 livres.

En 1806, la chapelle fut reconstruite, mais la statue antique, descendue de son socle, fut mise dans les fondations et remplacée par un moulage en plâtre.

« Un pèlerinage fort suivi a lieu à la chapelle le 2 juillet », dit l’Abbé Loisel. Ce pèlerinage perdura jusqu’en 1956. De nos jours encore, il n’est pas rare d’y voir un petit bouquet, une poignée de fleurs des champs accrochée à la porte. »